Musique ? Oui | Non

.::Deuxième galet::.
Les 12 étapes du pardon

Juste une mise au point

Se comprendre

Fermez les yeux

Cinq choses à penser si vous désirez mettre fin à vos jours

La léproserie

Restaurer l'estime de soi

La mesure de l'homme

Lâcher prise

Les clés de l'amitié

Qui est le sauvage ?

Règles pour un mariage heureux

Un songe

Quand lui, quand moi

Dans la salle du bar-tabac de la rue des martyrs

Ecouter

Les lois sont bêtes

L'amour, qu'est ce que ça veut dire ?

La politique

L'éternité, c'est...

L'intelligence à la portée du con

Se faire des amis : mode d'emploi

Embrassez le cul de Marcel!

Raison ou tort ?

Le saviez-vous ?

Arguments pour l'existence de Dieu

Dieu n'empêche pas le mal, pourquoi ?

Bougez-vous !

Me plaindre, moi, plus jamais

La leçon de guitare

 

 

La léproserie

 
 

Une léproserie... Au sens le plus navrant, le plus odieux du terme

 
 

Des hommes qui ne font rien, auxquels on ne fait rien et qui tournent en rond dans leur cour, dans leur cage...

 

Des hommes seuls. Pis : abandonnés. Pour qui tout est déjà silence et nuit.

L'un d'eux pourtant - un seul - a gardé les yeux clairs. Il sait sourire et, lorsqu'on lui offre quelque chose, dire merci. L'un d'eux - un seul - est demeuré un homme.

La religieuse voulut connaître la cause de ce miracle. Ce qui le retenait à la vie... Elle le surveilla. Et elle vit que chaque jour, par-dessus le mur si haut, si dur, un visage apparaissait. Un petit bout de visage de femme, gros comme le poing, et qui souriait. L'homme était là, attendant de recevoir ce sourire, le pain de sa force et de son espoir... Il souriait à son tour et le visage disparaissait. Alors, il recommençait son attente jusqu'au lendemain.

Lorsque le missionnaire les surprit « C'est ma femme », dit-il simplement. Et après un silence :

- Avant que je vienne ici, elle m'a soigné en cachette. Avec tout ce qu'elle a pu trouver. Un féticheur lui avait fourni une pommade. Elle m'en enduisait chaque jour la figure... sauf un petit coin. Juste assez pour y poser ses lèvres... Mais ce fut en vain. Alors on m'a ramassé. Mais elle m'a suivi. Et lorsque chaque jour je la vois, je sais par elle que je suis vivant...

Raoul Follereau, La seule vérité c'est d'aimer