Musique ? Oui | Non

.::Quatrième galet::.
Chagrin d'amour

Le cadeau parfait

A toi avec qui je partage ma vie

Prière d'une secrétaire

Les deux anges

A l'aube de demain

Gardez votre fourchette !

Ceux qui gagnent

Si...

Si... (2ème version)

L'enfance d'avant

Texte de Bouddha

Desiderata

Brêve histoire de l'évolution

Manifeste masculin

La grenouille et le cheval

Conseils d'enfants

La maladie d'amour

Réflexion africaine

Les oiseaux-larmes

Les framboises

Les bons moments de la vie

La maladie du bonheur

La folie joue à cache-cache

Hier, aujourd'hui et demain

Une vie éternelle

Un homme et son chien

L'aigle de basse-cour

Renseignement, SVP !

La poupée et la rose blanche

 

 

L'enfance d'avant

 
 

En regardant en arrière, c'est dur de croire qu'on ait réussi à survivre

 
 

Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en auto sans ceinture de sécurité ou airbags pour nous protéger

 

Nos couchettes étaient peintes de couleurs vibrantes au plomb.

Il n'y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments, ou de serrures de sécurité sur les armoires.

Et lorsque nous partions à bicyclette, on le faisait sans un casque de sécurité. On allait même en ville !

On buvait de l'eau directement des tuyaux d'arrosage, pas d'une bouteille. Horreur!

On se faisait des petites voitures (caisse à savon) avec des vieux patins à roulettes ou de vieilles roues de voiturette et on se laissait aller dans les côtes pour s' apercevoir qu' on avait oublié de mettre des freins.

Après être rentrés dans les buissons à quelques reprises, on résolvait le problème.

On partait de la maison le matin et on revenait souvent au moment où les lampadaires de la rue s'allumaient.

Imaginez donc ça, pas de téléphones portables, personne ne pouvait nous joindre de la journée! C'est inouï.

On jouait des jeux dangereux et souvent, on se faisait mal, il y avait des accidents, il y avait des coupures et aussi des os cassés, mais personne n'était blâmé. On se battait entre nous, on avait des bleus. Ce n'était pas un drame.

On mangeait des gâteaux, du pain et du beurre et nous n'étions pas obèses....il faut dire que nous jouions presque toujours à l'extérieur...

On buvait souvent à quatre ou à cinq d'une même bouteille et il n' y a jamais eu de décès à cause de ça.

On n'avait pas de Nintendo 64, de Playstation ou de X Boxe, sans compter les jeux vidéo ou... les 99 canaux à la télévision, les magnétoscopes, les téléphones portables et les ordinateurs personnels, etc.

Mais nous avions des amis et si nous voulions les voir, tout ce qu'on avait à faire, c'était de sortir et se rendre chez eux, sonner et entrer pour pouvoir leur parler. Imaginez donc ça, sans même demander la permission à nos parents.

Comment faisait-on ça, sans gardiens, dans ce monde cruel ? On inventait des jeux, avec des bâtons et des balles de tennis, on mangeait toutes sortes de choses, mais contrairement à ce qu'on nous disait, rarement quelqu'un perdait un oeil ou était infecté.

Certains écoliers n'étaient pas aussi futés que les autres et ils manquaient leur année et devaient recommencer une autre fois la même classe. Dégueulasse! Les examens n'étaient pas ajustés pour compenser, quelque soit la raison.

Nos actions étaient les nôtres. Nous en supportions les conséquences. Personne pour nous cacher. L'idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable. Nos parents étaient du côté de l'autorité, c'est t' y pas effrayant ?

Cette génération a produit les meilleurs preneurs de risque, solutionneurs et inventeurs. Les dernières 50 années ont été une explosion d'innovation et d'idées nouvelles. On avait la liberté, le succès, la responsabilité ainsi que la défaite. Le plus important, c'est qu'on a appris à vivre avec tout ça.

Auteur inconnu